Au Jeu de paume, Pierre&Gilles.

J’espère aller voir bientôt voir cette expo (jusqu’au 23 septembre !),
Au-delà du résultat situé à l’extrémité de la perfection, chaque oeuvre est unique puisqu’il s’agit d’une photographie originale travaillée à la peinture.
J’ai choisi Mercure qui me semble emblématique du regard que nous avons aujourd’hui et que j’essaie d’aborder petit à petit à chaque analyse. Ce regard détaché par rapport à la culture. J’entends Aubral (prof d’esthétique) seriner ses attaques contre la nouvelles discipline qui inonde les facs du monde entier, j’ai nommé : Les Cultural Studies !!! Ou études culturelles … Car aujourd’hui, eh oui !, nous étudions la culture grâce à des champs bien distincts telle que l’ethnologie, la sociologie (il y en a BEAUCOUP). Etudier la culture, cela signifie faire de la culture un objet à mettre à distance, d’où le chercheur doit s’extirper pour ne pas juger mais bien pour analyser et tirer des conclusions.
La polémique (qui n’est d’ailleurs pas forcément celle de mister Aubral, lui préférant s’attaquer au caractère scientifique de telles études) tourne autour de la question à savoir : comment l’individu peut se mettre à distance de sa propre culture (qui comprend tout son savoir) afin de comprendre et de questionner la culture avec un grand C ? Il a besoin de partir de rien, de zéro, pour ne pas orienter son analyse. Le risque majeur étant de juger. Erreur fatale (?) !
 
Après cet intermède, j’en reviens à mes moutons. Ce que je voulais dire c’est que la post-modernité, "l’après modernité", se caractérise entre autre par cette impression que nous nous détachons de notre propre histoire pour pouvoir la regarder d’en haut (du genre l’homme devient Dieu et observe les bons hommes qui se débattent dans la boue en bas sur terre).
Ainsi, cette image de Mercure "réactualisée", propose deux temps de lecture : premièrement, la référence à l’histoire (la Rome antique, les divinités ainsi que la statuaire, le tout étant une sorte de post modernité par rapport à la Grèce antique mais bon là il faut pas pousser), et deuxièmement, la référence à une esthétique particulière. Celle-ci renvoie à la publicité (celle des parfums notamment), à l’imagerie religieuse (elle-même inspirée de la pub !) et aux décors disneylandiens etc. Autrement dit, à une culture intrinséquement liée à l’industrialisation et à la mondialisation.
Ce fut un peu laborieux, mais enfin je veux dire à la place du prophète tant attendu que notre époque c’est à la fois du n’importe quoi et du "je prends tout ce que j’ai sous la main" : comment faire le tri entre le bon et le mauvais, y a-t-il encore du bon et du mauvais, est-ce q’un jour on arrivera enfin à aller par-delà le bien et le mal ? J’ai l’impression qu’on va dans une bonne direction mais il y a plein d’embûches et on est obligé dans passer par une crise, c’est comme ça que se font toutes les révolutions. J’attend la crise avec impatience. En attendant je vais dire dans mon mémoire que le kitsch c’est BIEN (hi hi) et que tous les Moles, Kundera ou je ne sais quoi n’ont rien compris à la vie, et vivent Richard Shusterman, Dewey et compagnie ! En gros à bas les Européens et vivent les Ricains !
voici ce que la vue d’un bo gosse bien musclé peut me faire …
 
à suivre dans de nouvelles aventures …
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