Dossier n°1 : L’Aveyron

L’Aveyron, ne pas la connaître c’est ne pas avoir vécu.

Y aller, mais ne jamais en revenir

Toute[1] proche de l’autoroute, mais pas exactement là où on la cherche, l’Aveyron se trouve si l’on a vraiment envie de profiter de ce qu’elle offre. Il suffit de sortir des routes
goudronnées.

Le compromis est parfait entre l’accessibilité et le trou perdu, au sens propre comme au figuré. Même le nom du département, emprunté à la rivière Aveyron, est un concentré de rusticité et d’étrangeté qui pique la curiosité. Mais une fois que nos yeux ont touché les deux trois caractéristiques de la région, la peau l’air vivifiant et l’eau claire, il nous est impossible de la quitter.

Ici, point de compte rendu touristique, sites et autres curiosités galvaudés, mais des fragments de sensations intactes…

Éléments territoriaux

Trois éléments de base donnent aux lieux tout leur intérêt.

  • L’eau, en l’occurrence le Tarn, l’Aveyron, l’Olip ou le Lot ;
  • La terre ruthénoise, rouge, et la roche caussenarde, calcaire, pâle. Et ce qui y pousse, en l’occurrence les ombellifères, les cardabelles et autres chardons et ronces ;
  • La faune et plus particulièrement la brebis Lacaune, la vache Aubrac et quelques habitants, revêches pour la plupart, donc à ne pas approcher de trop près.

Marcher, l’acte unique

Si l’on marche en Aveyron, ce n’est pas parce qu’il n’y a rien d’autre à faire, mais c’est bien là un choix.
Son « potentiel balade » est presque sans limite. Vous avez les sentiers pèlerinage, les sentiers raccourcis, les chemins de tracteurs, les chemins de facteur, ainsi que les petites routes à hameaux tout à fait agréables, car y passe rarement une voiture.

J’aimele chemin boueux de tracteur entre deux haies séparatrices : ronces à mûres et source d’ombres l’été, abris d’oiseaux et sculptures gelées l’hiver.

NB : Attention à l’autochtone revêche et son chien méchant.

Voir, la passivité ultime

Si l’on marche en Aveyron c’est pour trouver quelque chose. Indiqué sur une carte, dans un guide, ce quelque chose devient la quête de la balade. Même s’il arrivait de ne jamais le trouver (disparitions magiques possibles cf. chapitre Ambiances insoupçonnées), la balade aura été suffisamment délicieuse pour ne pas se sentir frustré.

Le summum du romantisme, et qui se trouve partout en Aveyron : le vieux caillou. Dolmen, temple gallo-romain ou Château médiéval, sans compter les fontaines et lavoirs, il y a
de quoi faire, et peu de balades n’ont pas leur but « vieux caillou ».

Et si vous croisez un troupeau de Lacaune, alors vous exulterez : odeurs fortes, sons de cloches au timbre mat. Elles laissent derrières elles ces petites crottes, qui, une fois sèches,
deviennent comme les vieux cailloux, un but à la promenade.

 Se baigner, la résurrection

Les lacs, en plaine, sur les causses, artificiels, ou les rivières, vives, fraîches ; pour tremper les pieds ou le corps tout entier. Se baigner en Aveyron c’est une cure à pas cher. C’est aussi le meilleur moyen d’oublier sa fatigue, son âge, ses maux, dans des décors ruraux du plus bel effet : gorges, champs, collines.

Ambiances insoupçonnées

Selon l’humeur du moment, choisissez l’un de ces lieux à l’ambiance insoupçonnée, qui surgit quand on s’y attend le moins et qui vous ensorcelle au point de ne pouvoir cesser d’y penser une fois rentré en ville.

·
Se faire peur à Notre-Dame de Lorette : bruissements suspects, impression de ne

pas être seul, chapelle hantée.

Voir la carte

·
Le château de Séverac, Chevalier et Dame éplorée ou version adulte : mari jaloux et femme farouche. Ruines romantiques par excellence


·
La source de l’Aveyron : eau pure qui jaillit à l’ombre des chênes, pour un moment hors du temps.

·
Le Point sublime : Cheminement sur les causses jusqu’à l’inattendue terreur du vide des Gorges du Tarn. Magique en toute saison.

Voir la carte

·
Pont du mas et pont de St-Chély : tremper ses pieds pendant que le corps se rafraîchit à l’ombre des arbres. Pour se sentir bien dans son corps.


[1] L’Aveyron est un département, aussi devrait être au masculin. Cependant, une force m’empêche de masculiniser cet endroit plein de mystères …

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