A 8 000 kilomètres d’ici

Pour les voyageurs au long cours, cet article n’aura aucun intérêt. Il n’est que l’expression de la découverte d’un pays lointain, d’une culture éloignée.

Je n’avais jamais visité de pays situé en dehors de l’Europe, à l’exception de la Tunisie. Les infos, les docus, les films, étaient mes seuls miroirs de l’étranger, avec toutes leurs déformations.

En plus d’avoir découvert des lieux, des peuples, des cultures, j’ai découvert les attraits et les déceptions du voyageur. En effet,  qu’il est étrange de se retrouver dans la peau du voyeur, de l’observateur : l’inactif touriste. Quel entre-deux ! Vivre avec eux, à un même rythme, mais à côté, bien à part. Et qu’il est doux de goûter à une latitude si différente, à des loisirs, à un style de vie et à une cuisine inhabituels.

Théoriquement, je « savais » l’étranger (j’ai vu et entendu). Expérimentalement j’ai touché du doigt sans pour autant le comprendre, l’ingérer ou le digérer (je n’ai pas fait beaucoup plus que voir et entendre finalement).

Place de Valle de Los Angeles, près de Tegucigalpa la capitale. Les gens semblent majoritaires à vivoter avec un emploi de vendeur, de chauffeur, de cuisinière ...


Outre le fait que le Honduras est pauvre, sa population est, comment dire pour être le plus juste possible … ? hondurienne ! Américanisée par l’alimentaire, profondément religieuse, traditionnelle, machiste, sédentaire et fière, elle ignore, reluque et se détache en même temps ! Aussi, rien ne la touche, jamais elle ne se remet en question, qu’il s’agisse d’un travail, d’un mode d’organisation ou même d’un goût. Je sais mon jugement partial et partiel, mais il est le résultat d’un profond sentiment.

Ce qui me fait dire ça ? La serveuse nonchalante et anti-active d’un bar à Tela, le chauffeur d’un car qui n’arrête jamais son moteur, le père de famille qui regarde avec envie sa voisine de 15 ans tandis que le prêcheur récite sa bible, ou encore tous, qui ne connaissent que peu l’utilité de la poubelle (oui, je suis un peu traumatisée par la playa sous les cocotiers, pleine de papiers …).

Baleada et son bolso de agua (oui, un sachet d'eau, non une bouteille !)

Un petit clin d’œil sur les baleadas, notre en-cas favori : une galette fourrée de frijoles (purée de haricots rouges) et garnie, au choix, d’œufs, de poulet, de viande, d’avocat, de saucisse ou encore de fromage.

... Quand d'autres possèdent de grosses voitures japonaises. Rue principale de Tela, sur la côte caraïbe.


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