Dessinoscope

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1er repas de la journée

J’ai toujours rêvé d’une vie dans laquelle chaque petit-déjeuner était pris en compagnie de quelqu’un. Chaque jour, commencer la journée et déguster le plus important des repas et ! le partager avec un proche. Ou un très proche.

Ce rêve provient sûrement des séries et films mi-romantiques mi-americandream, style Friends & Co.
La matinée peut ainsi démarrer dans la tranquillité, avec une conversation légère, le tintement de la cuillère dans le pot de confiture, l’odeur du pain toasté, la vue charmée. Même le plus mauvais des réveils s’oublie quand on passe à table.

Le truc en + : Nico a mis la table du petit-déjeuner la veille avant de se coucher. J’aime.

Question : peut-on aborder les sujets sérieux à ce moment-là ? Quand la personne en face a les yeux collés, le cerveau encore endormi ? …
Oui…

Dossier n°3 : la gastronomie du bonheur

Il y a des mets qui ont un petit goût de "reviens-y", un goût de nostalgie, ou encore un goût de bonheur. Quand vous savourez ces derniers, vous oubliez vos soucis et êtes bien forcés de profiter du moment présent.
Que le monde vous semble petit, contenu tout entier et l’espace d’un instant, dans cette tranche de pain perdu !

Le monde contenu dans une assiette
Si les objets ont chacun leur histoire (cf. Dossier n°2), les plats et confections culinaires en tout genre, sont des microcosmes. Ces "petits mondes" sont le résultat de la création, ou, pour blasphémer devrais-je dire la Création, d’un être invisible (caché dans sa cuisine), omnipotent et omniscient.
Tourner, pétrir, enfourner, écraser, mélanger : si Dieu a arraché la côte d’Adam, comme s’il s’agissait d’un cochon bien succulent, pour créer Eve, comment ne pas imaginer qu’il ait au préalable mixé, malaxé, aplati, remué, enrobé (…) pour créer le paradis sur Terre ?

Reprendre le temps
Cuisiner prend du temps. Alors dévorer en deux temps trois mouvements le résultat de cet acte quasi religieux, ça ! c’est du blasphème !
Si aujourd’hui la mode est à la présentation haute-couture des mets, ce qui compte réellement ce ne sont pas ces chichis mais l’amour et le plaisir que l’on convoque pendant la création.
Au moment du repas, le "présent" n’existe pas vraiment. A la place, il y a cet équilibre entre la recherche du passé dans les saveurs expérimentées et la recherche des saveurs qui ne vous quitteront plus dans le futur : un acte phénoménologique à la Merleau-Ponty par excellence. L’équilibre parfait du temps, voilà la première condition du bonheur.

Les conseils gastronomiques de la rédaction
Voici une liste complètement subjective et suggestive (mais des goûts et des couleurs … On ne discute point !) de choses à manger absolument au moins trois fois dans l’année !

  • Bonne baguette de tradition (aérée et croustillante) dans laquelle vous insérez une barre de tablette de chocolat à 50% de cacao : petit goût de colonie de vacances.
  • Bol de banania chaud et ses tranches de fouace de Campagnac longuement trempée dedans : http://www.fouace-campagnac.com/ l’équivalent de la madeleine de Proust (on a tous sa madeleine de Proust).
  • Soupe d’alphabet
  • (liste évolutive)