Le centenaire

Jonas Jonasson, Hundraaringen som klev ut genom fonstret och forsvann (Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire pour les non suédophones, c’est lui que j’appelle le centenaire) est un roman au style absurde et loufoque qui s’articule avec la logique implacable des personnages et l’Histoire.

Le héros, Allan Karlson,  est un insouciant de nature qui prend les événements comme ils viennent et accepte ou pas les opportunités qu’on lui propose, selon son humeur du moment. Le “Carpe Diem” appliqué à une vie 2/5ème plus longue que la moyenne.

L’un des fils du roman est le refus d’Allan des idéologies, qu’elles soient politiques ou religieuses. Il ne veut pas en entendre parler. Ce qui lui permet de s’entendre à merveille avec toutes les personnes qu’il croise, exceptés les très étroits d’esprit. Et de rencontrer, tout en se liant d’amitié, les plus grandes figures de l’histoire contemporaine.

Une morale sous-jacente ? Se méfier des politiques. Se méfier des religieux. Se méfier des cons. Mais toujours faire l’idiot. Garder sa propre ligne de conduite. Ne pas s’inquiéter du lendemain. Ne compter que sur soi. Se fier à ses compétences et les mettre toujours en avant (Allan est un immense expert en explosifs).

Delirium

Parfois les choses sont embellies de simple fait qu’on les présente différemment. Et les présenter, c’est déjà les voir différemment. Délire fulgurant.

La famille radis
entre dans mon lit
qu’il fait froid sans toi
loin de ton minois

Joli d’une souris
Biduline est là
nouvelle sous le toit
ses feuilles verdies

Œuf cocotte bacon
Pain perdu banane
Carottes à la bonne
fourchette de baronne

Humour qui bidonne
attendrit les ânes
dégustant des fanes
de radis souris

Dans quel temps êtes-vous ?

Test psycho sur Julizz mag : Dans quel temps vous situez-vous ?
Êtes-vous plutôt carpe diem, nostalgique ou pro-jeté ?
Au quotidien, on observe des tendances, relatives à nos personnalités respectives, à se voir soi-même dans un passé, un présent ou un futur.

1. Le soir, avant de s’endormir :
¤ Une dernière pensée récapitulative de la journée.
* Que vais-je porter demain ?
~ Hmm, mon lit, qu’il est douillet.

2. Les tickets de cinéma, de trains et compagnie :
¤ Je les garde dans une pochette souvenir.
* Je les jette dès que je fais le ménage.
~ Je les garde un temps, pour le principe

3. Vous projettez plus facilement :
~ Votre prochain week-end.
¤ Vos prochaines vacances.
* Votre prochain projet familial (mariage, bébé…).

4. Vous êtes plutôt :
~ pragmatique
* rêveur
¤ bourré de principes

5. Une bonne soirée entre amis c’est :
¤ L’évocation de souvenirs communs
* Les préparatifs du prochain enterrement de vie de jeune fille/garçon
~ Les derniers ragots : qui est avec qui ?

6.Un dîner en amoureux :
¤ pour fêter notre anniversaire de mariage
~ comme ça, spontanément
* pour discuter d’un sujet important

7. Votre moitié vous reproche souvent :
* de faire des plans sur la comète
¤ de ressasser au lieu de profiter des moments partagés
~ de ne pas vous investir dans des projets à long terme.

Plus de ¤ :
Vous vous plaisez davantage dans l’évocation du passé, et vous complaisez dans la trituration des conséquences de vos actions sur le présent.
N’avez-vous jamais rêvé de faire table rase, de renaître tel un phénix et de voir la vie avec un oeil neuf ?

Plus de ~ :
Vous vivez la vie à fond, chaque jour, chaque moment est un instant précieux. Vous vous délectez de les apprécier quand d’autres regrettent ou attendent le bonheur.
Votre mémoire vous fait souvent défaut et cela ne vous aide pas à construire des projets à plus ou moins long terme.

Plus de * :
Vous adorez vous imaginer dans 5, 10 ou même 20 ans et vous construisez de nombreux projets qui ont tendance à vous booster mais aussi à vous interdire certains écarts vis-à-vis de la ligne toute tracée. Et quand quelque chose ne se passe pas comme prévu, votre projet s’effondre comme un château de carte, et vous avec. Alors tentez de profiter du moment présent.

Citation : L’élégance du hérisson

« Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, cette licence donnée à  chacun, à peu de frais, de devenir un aristocrate du goût parce que le thé est la boisson des riches comme elle est celle des pauvres, le rituel du thé, donc, a cette vertu extraordinaire d’introduire dans l’absurdité de nos vies une brèche d’harmonie sereine. Oui, l’univers conspire à la vacuité, les âmes perdues pleurent la beauté, l’insignifiance nous encercle.
Alors, buvons une tasse de thé. Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au-dehors, les feuilles d’automne bruissent et s’envolent, le chat dort dans une chaude lumière.
Et, dans chaque gorgée se sublime le temps. »