The king’s speech

Un film à revoir une seconde fois pour la beauté des images et l’intensité du scenario, qui repose sur des scènes simples, coupées au cordeau.

Rien à ajouter car tout est parfait. Les failles des personnages contrebalancent cette apparente perfection et lui donnent toute la profondeur attendue.

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The killer inside me

Il m’est très difficile de ressaisir ma pensée et de mettre de côté mes sentiments pour parler du film tant il m’a chamboulée.
Les deux heures de projection, je les ai passées alternativement à serrer les dents, fermer les yeux, enfoncer mes ongles dans mes bras, respirer profondément et retenir ma respiration. Je n’ai jamais vu un film au cinéma qui ne m’est pas divertie, c’est-à-dire relaxée d’une certaine façon. Eh bien, c’est fait désormais.
Les contrastes sont violents, le point de vue est sans concession (nous "sommes" Lou mais nous éprouvons de l’empathie pour ses victimes), et bande originale, photographie, cadrage, sont superbes.

Contrastes entre moments de tendresse, de sensualité et d’épanouissement, et violence masochiste autant que sadique.
Contrastes entre musique de policier, à suspens, et musique de fête foraine, twist/jazzy des années 50, posée à des moments, comment dire, inattendus.
etc etc
On pourrait en trouver à la pelle des contrastes. Celui qui est le plus frappant, c’est probablement Casey Affleck qui devient de plus en plus beau tout au long du film, et ses actes, de plus en plus sadiques.

Séances de rattrapage

Ce début d’année a été l’occasion de se rattraper niveau films. 

The reader

En rentrant
à la maison, après avoir vu ce film, une seule pensée m’a traversée : Kate
Winslet était extrêmement semblable à ce qu’elle était dans Raison et
sentiments
(Sense and sensibility avec Hugh Grant), le premier film qui l’a
rendue connue.

 

Elle avait
alors moins de 18 ans. Il m’a semblée qu’elle jouait de la même façon pour ces
deux rôles ô combien différents. Curieux ! Et je peux comparer, notamment
avec Revolutionnary road (Titanic : on met de côté, … !).

On passe par
tous les stades pendant les deux heures (le film m’a semblé long ! Mais pas du tout ennuyant). Elle même change, alors que lui reste
désespérément lui même on a envie de lui dire « mais bouge toi un
peu ». En même temps on comprend qu’il est englué dans ses sentiments qui
sont, qui restent, aussi fort du début à la fin. Peu importe qu’il les refoule
d’ailleurs.

C’est très
dur de dire qu’on a aimé le film. Il est trop spécial. L’important, c’est qu’il
marque.

Et puis, avec un jour de recul, ce qui me reste, c’est surtout une impression d’épaisseur. De prégnance aussi.

Je viens de lire ceci sur allocine.fr : « Écarts temporels

Alors que le roman suit chronologiquement l’histoire de Michael Berg,
procédant en trois segments distincts, le scénario du film « saute à travers le temps », selon les termes de David Hare.
Désireux de se libérer le plus possible des traditions théâtrales, le
dramaturge choisit de transporter le spectateur à différents moments
clefs de la vie du héros, des années 50 aux années 90: « Quand je
vais au cinéma, je suis assommé par tous ces films dont je peux prévoir
le style et la forme dès que les lumières s’éteignent »
, confie t-il, essayant d’échapper ainsi aux « sempiternelles voix-off qui plombent les films racontés à la première personne ». »

C’est sûrement le secret pour atteindre l’épaisseur… Et puis cela rend encore plus flagrant l’usage qui est fait par la plupart des films que je suis allée voir ces deux dernières années, de ces trucs qui sont sensés donner un fil rouge au film… Ces anecdotes qui finissent pas prendre le devant de la scène et qui finalement déçoivent la plupart du temps.

Gran Torino

Eh oui, il
est encore possible de produire un film sur un vétéran d’extrême droite qui vit
dans le fin fond du Michigan, dans sa maison old Virginia et qui n’est pas ni
loufoque, ni fantastique, etc. Ni ennuyant à mourir !

Je crois que
c’est pour cela qu’on admire Clint.

Cela dit, un
mot sur la caisse : je la trouve hideuse. D’ailleurs tout ce qu’a pu produire
le design américain des années 70 est hideux…

Et quand
même : à la fin on sait bien qu’il va mourir, mais on se pose la question du
comment et cela suffit à produire du suspens !

Le concert

C’était quoi
ces voix ???

Je suis
assez déçue de ce côté là. Heureusement cela ne m’a pas empêchée de rentrer à
fond dans l’histoire : depuis les bas fonds jusqu’à la grâce finale.

Même si
franchement invraisemblable, pour qui a déjà fait de la musique, d’un
instrument ou du chant, on sait bien que c’est impossible de jouer si bien sans
avoir répété !

Autre bémol
… Mélanie Laurent qui ne joue pas réellement du violon, c’est gênant, même
s’ils ont fait le maximum pour le doublage…

Quand est-ce
qu’on visite le théâtre du Châtelet alors ? On se fait un petit concert ? Une
pièce ?