Des recettes de pire en pire et mensongères

Aaah les produits industriels, une source infinie de surprises en tout genre !

Avez-vous lu Vous êtes fous d’avaler ça ! de Christophe Brusset (chez Flammarion) ? C’est passionnant.

Et avez-vous vu que Nestlé nous a sorti une recette de « chocolat pur beurre de cacao » avec plus de beurre « pâtissier », entendez beurre de lait de vache, que de beurre de cacao. Aaah c’est un beau macaron avec un joli dessin de cabosse, pour sûr !

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Aaah les pépito, j’en ai mangés des tonnes autrefois. Maintenant on considère davantage ces biscuits avec un œil négatif sur la présence d’huile de palme. Disons qu’on est averti. Mais là, surprise, une « nouveauté qui innove » comme diraient certains auteurs du journal de la décroissance, des graisses inconnues au bataillon : sal ???!, noyaux de mangue (bon ok on voit ce que c’est), illipé ??, et même karité. Le tout dans les proportions qui arrangent le fabricant en fonction des prix desdites matières premières.

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Il s’agit d’arbres exotiques.

En fait ce qui est le plus bizarre là-dedans c’est que toutes ces graisses ont été jusqu’à présent utilisées dans les cosmétiques. Garrgh excusez-moi j’ai du mal à digérer… Mais depuis 2003 l’Europe a permis de les incorporer au chocolat (pas plus de 5%) parce qu’elles ont les mêmes caractéristiques que celles du chocolat… Génial. Donc maintenant on pourrait même imaginer des galettes des rois à base d’amandon d’abricot et ça passera pour de la poudre d’amande parce que ce sont les mêmes caractéristiques ? Ah mais ça existe déjà. OK. Et remplacer le lait par du lactose et du lactosérum ? C’est déjà fait. De la noix de coco dans les pépito ? Why not, au point où on en est… Et n’oublions pas le correcteur d’acidité ! Mmmhm, mais l’acidité de quoi au juste ?

Bref. Ne vous laissez pas entuber.

 

PS : inutile de vous préciser que ces deux produits sont détestables gustativement parlant. Insipidité au rendez-vous.

Le gâteau aux fleurs d’acacia

Vous connaissez les beignets de fleurs d’acacia (en réalité il s’agit du robinier faux-acacia, qu’on appelle en général acacia) ? C’est délicieux, mais cette petite expérience de gâteau est peut-être meilleure ! (en tout cas c’est moins gras et il n’y a pas ce goût de friture.)
La base du gâteau est tout simplement celle du gâteau au yaourt, et les 8 à 10 grappes de fleurs entourées par la pâte parfument très efficacement.
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Veillez à placer les tiges vers l’extérieur…

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… pour pouvoir les enlever très facilement en tirant dessus une fois le gâteau cuit !

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Stage de pâtisserie : les gâteaux de thé et tartes de saison

Trop de pluie au jardin cette semaine, du coup je n’ai pas pu continuer de jardiner. Je vous propose quelques photos d’un stage que j’ai eu l’occasion de faire en mars à l’école nationale de pâtisserie d’Aurillac. Le sujet : les gâteaux pour le thé et les tartes. Ou l’art et la manière de multiplier les variétés à partir de pâtes et de crèmes de base.

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Tartes briochées avec des crèmes pâtissières à différents fruits : bananes, citron, …

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Tartes briochées cerise-pomme

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Cookies

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Sablés diamants à différents parfums : noix, pistache, orange, chocolat

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Macarons fraise et citron-yuzu

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Cakes fruits secs et citron-chocolat blanc

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Tartes fines abricot-crème d’amande, pomme, poire-chocolat

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Clafoutis pomme-groseille

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Muffins : différentes variations

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Vue depuis Aurillac en direction du Lioran

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J’ai notamment appris un truc sur l’incorporation des œufs dans une pâte battue type cake : après avoir mélangé le beurre pommade et le sucre, il faut incorporer les œufs un par un, tout en battant énergiquement jusqu’à ce que chaque œuf soit bien incorporé dans une pâte bien lisse. Ensuite seulement on peut ajouter la farine. La pâte obtenue est super crémeuse.

Et saviez-vous que la matière grasse d’origine dans les muffins américain est l’huile de soja !? C’est vrai que cela apporte un petit goût caractéristique, que certains n’aimeraient pas. Mais ça m’a plu !

La purée de noix de cajou à l’essai

Après la purée d’amande, je me suis procurée de la purée de noix de cajou, de la purée de noisette, de la purée de sésame… Et j’ai trouvé une recette de biscuit dans laquelle la purée de noix de cajou s’intègre à merveille, à condition d’aimer le goût de la noix de cajou !

Le biscuit Anzac. Sorte de cookie à l’australienne, ce biscuit est un concentré nutritif pour les sportifs (testé et approuvé pendant un trail !).
En voici la recette :

90 g de muësli (de flocons d’avoine normalement)
150 g de farine
180 g de cassonade (on peut en mettre moins surtout s’il ont ne fait pas de sport après… !)
40 g de noix de coco râpée
125 g de purée de noix de cajou (du beurre fondu normalement)
2 cuillers à soupe de sirop d’érable (du golden syrup normalement)
1 cuiller à soupe d’eau (voire plus si la pâte est trop raide)
1/2 cuiller à café de bicarbonate de soude

Mélanger d’une part les ingrédients secs et d’autre part les ingrédients liquides puis mélanger ensemble.
Ajouter de l’eau ou du lait si la pâte ne veut pas s’agglomérer car il faut façonner de petites boules à aplatir un peu avant d’enfourner.
Chauffer un peu les ingrédients liquides à la casserole, la purée de noix de cajou sera plus liquide.

Cuire à 160°C pendant 20 minutes. Les biscuits dorent mais pas trop sinon ils seront trop durs sous la dent.

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Une petite histoire du biscuit Anzac est à lire sur le blog Papilles & Pupilles ici.

Vous remarquerez aussi que cette recette est végétalienne !