Mhhm Pudding ! #2

Je vous parle à nouveau de pudding, et de ma dernière trouvaille en matière de livre de cuisine : un petit livre de recettes de pudding trouvé par hasard, un peu old school, style mamie gâteau, mais ma curiosité culinaire est sans bornes.

petit livre à télécharger >>> ici.

J’ai été déçue par le pudding aux patates douces (qui révèle soit que je n’aime pas les patates douces soit que cette recette n’était pas fameuse ?? Si vous avez une bonne recette, je suis preneuse, je ne voudrais pas être coupable de ne pas aimer ce tubercule) mais je garde espoir en voyant ces deux recettes-ci ! Elles sont sur ma « wish list » en tout cas :

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Moelleux et cœurs coulants // Cookbook

Voici un livre que j’emprunte à chaque recette que j’y pique … Je remercie donc le propriétaire de « Moelleux et cœurs coulants » de Marabout (collection « Les petits plats ») édité avec 4 cercles en inox, bien utiles dans ma cuisine !

On y trouve surtout du chocolat, noir, blanc et au lait, mais aussi des cœurs et mi-cuits plus fruités.

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L’intérêt de ces desserts, c’est qu’ils sont assez inratables, car même trop cuits ils seront très bons. Par contre je vous mets au défi d’en manger un entier après un bon repas, c’est une bombe calorique qui nécessite une bonne balade à pied après !

L’inconvénient c’est qu’il faut un peu d’organisation et de temps car pas mal de cœurs coulants doivent être mis au moins une heure au congélateur et la pâte des mi-cuits au réfrigérateur.

Un autre intérêt qui me vient à l’esprit pour le côté pratique, c’est qu’après les avoir réalisés, on peut facilement les congeler et les ressortir au dernier moment après un passage au micro-ondes qui fera à nouveau couler les cœurs tout chauds.

Cookbook hivernal qui sent bon

A la fois d’actualité et pas d’actualité, ce livre s’utilise finalement presque toute l’année… (eh oui ! Entre le mauvais temps parisien et la magie du surgelé…)

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Cusine d’hiver, éditions Tomawak

Depuis un peu plus d’un an et demi que je l’ai, c’est le livre de cuisine dont je m’inspire sûrement le plus. Je le constelle de post-it pour préciser les recettes que j’ai envie d’essayer et donner une appréciation à celles que j’ai testées !

Le classement des recettes est thématique : « Cueillette des champignons, Crêpes party, Soirée improvisée etc. »

On y trouve de quoi faire des poires au vin rouge épicé, différentes pommes au four, plein plein de recette pour les réveillons ! Et je m’en suis beaucoup servie pour Halloween car il y a plein de recettes « oranges » ! A tester prochainement : la crème aux épices et les petits-fours à l’orange. Approuvé : la soupe de chou rouge aux noix, le tiramisu au caramel de lait (dont voici la recette).

Tiramisu au caramel de lait

Pour 6 personnes (je conseille de faire ce dessert dans des verrines car c’est très sucré ! Du coup, on peut doubler de nombre de verrines à remplir avec cette recette !)

250g de mascarpone
150g de sucre
18 biscuits cuiller
100g de sucre glace
1 boîte de lait concentré sucré
3 oeufs
vanille
5 cl de crème fraîche
1 cuiller à soupe de cacao

1. Placer la boîte non ouverte dans une casserole d’eau et faites bouillir : cuisson 1h.

2. Faire un sirop avec le sucre et 15 cl d’eau. Ajouter la vanille et laisser refroidir. Tremper les biscuits rapidement et répartir au fond des verrines.

3. Quand le lait concentré est refroidi, verser le caramel de lait obtenu dans un saladier et mélanger avec la crème fraîche. Répartir dans les verrines.

4. Séparer les blancs des jaunes, mélanger en fouettant bien le sucre glace, les jaunes et le mascarpone. Incorporer les blancs montés en neige ferme. Répartir dans les verrines et mettre au réfrigérateur pendant au moins 1h.

Saupoudrer de cacao avant de servir.

 

Féminisme ou objectivité ?

Souvent je me demande si mes réactions contre le machisme relèvent du féminisme ou de l’objectivité.

Je m’explique. Quand je vois, chaque jour sans exception, tous les symptômes du gouffre qui sépare les femmes des hommes, je me scandalise. Comment peut-on laisser faire ces injustices ?
Ces injures ? Ces soumissions diverses ?

Est-ce que je m’insurge alors contre un fait établi (c’est-à-dire un système de domination masculine comme l’explique Bourdieu) ou contre le dominant (et fais preuve de féminisme, au sens de lutte pour l’égalité homme-femme) ?

Une femme qui se dresse contre l’oppression masculine et la pression qu’elle subit en tant que femme vis-à-vis de la société est tout de suite perçue comme l’hystérique de service ou l’idéaliste du coin, elle est catégorisée pour mieux la mettre de côté.
Alors c’est l’image du serpent qui se mord la queue car nous en sommes réduites à nous taire, à rester en retrait, à nous faire petites, exactement ce que notre belle société machiste cherche à faire des femmes : timides, précieuses, frivoles, fragiles, douces et bla et bla et bla.

Allez, avouez que vous me trouvez hystérique ? Comme quand j’essaie d’expliquer aux gens que je ne comprends pas qu’on puisse vouloir des enfants ou que le mot « vagin » nous parait vilain parce qu’il est gravement connoté par l’accumulation d’horreurs attribuées à son propos depuis des siècles de culture judéo-chrétienne, et non pas parce que ces syllabes sont « moches », çe qui ne veut rien dire du point de vue de l’objectivité…

Ô rage ô désespoir

A lire à tout prix pour ne pas mourir idiot(e) :
Mona Cholet, Beauté fatale
Pierre Bourdieu, La domination masculine

Humour cynique

Lors de mes années d’esthétique, j’ai étudié le caractère ironique de l’architecture post-moderne des années 80 : pour que vous visualisiez plus facilement, pensez à des immeubles immenses pouvant loger des centaines de familles. Mais au lieu de prendre la forme de longues barres, ils prendraient celle d’un amphithéâtre à la romaine.

Je me suis donc demandée si l’architecte qui s’était dit « tiens ! et si on logeait les banlieusards dans des maquettes grandeur nature ! Tiens ! encore mieux : si on les logeait dans des amphithéâtres pour voir s’ils jouent la comédie »…
C’est comme ça que j’ai étudié l’ironie.

Cette figure de style amenée au rang de moyen maïeuticien par Platon consiste à dire le contraire de ce que l’on pense pour apporter un écart provocateur de rire jaune chez la victime.

Et bien depuis que j’ai étudié cet intéressant sujet il y a 4 ans, je n’avais pas rencontré Desproges.
C’est en flânant à la médiathèque à la recherche de L’être et le néant de Sartre (je me remets à la philo ces derniers temps), que je tombe sur la rangée « humour » (derrière les très longues rangées « psychologie » et « sociologie ») et voit un poche de Desproges : une série de chroniques faites pour France Inter en 1986.

Quelle glorieuse découverte pour l’athée cynique que je suis ! Je recommande vivement une chronique avant de s’endormir. Pour se coucher moins con.

 

A écouter : http://www.desproges.fr/oeuvre/index/112