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L’agriculture aujourd’hui

Cela faisait longtemps que je n’avais pas posté sur therecette ! En effet je travaille désormais sur un autre blog, à quatre mains cette fois : http://wohsite.wordpress.com/ ! Venez m’y retrouver à travers de nouvelles recettes, du jardinage et du bricolage, du DIY.  Et venez découvrir mon acolyte Gaëlle, ses recettes beauté faites maison et ses confections de bijoux ! A bientôt …

Ceci dit je ne vais pas complètement abandonner therecette et sa tournure contestataire de ces derniers temps. Voici, pour attiser le brasier de la réflexion et de l’esprit critique, deux liens intéressants sur l’agriculture actuelle :

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-dimanche-31-janvier-2016_1283737.html

Je ne sais plus si j’avais déjà parlé de Lydia et Claude Bourguignon, je pense que oui quand même, et je trouve bien qu’une grande chaîne nationale mette le coup de projecteur sur ces deux scientifiques, de très grands connaisseurs de la terre, bien qu’une diffusion à une heure de plus grande écoute aurait été salutaire…

http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/10/chers-agriculteurs-colere-quoi-etonnez-260211

Je peux témoigner en effet du mode de vie des « gros » agriculteurs du Lévézou, plateau au centre de l’Aveyron, très adeptes des grandes surfaces, c’est bien simple ils ne jurent que par elles et se moquent à gorge déployée dès qu’on leur parle de circuit court, d’AMAP et même parfois de culture bio.

Alors critiquer le labour et l’utilisation de leurs énormes engins… quel iconoclasme !

Weekend trop court au bord de la Truyère

Passer une nuit à « La Sauvage » c’est plus que passer un weekend dans une chambre d’hôte !

Déjà, on y est accueilli comme des connaissances et le site est d’un naturel rare qui porte bien son nom. La maison est cachée dans la forêt au bord de la Truyère qui forme un lac en amont du barrage. Le jardin s’y mêle à de nombreux endroits et chacun de ces endroits est une découverte. Il y a même une bambouseraie dépaysante.

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Bambouseraie

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Approche de l’art du tir à l’arc

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Le paradis des canards

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Le lac-rivière de la Truyère dans laquelle on peut se baigner

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Le gentil âne

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Vers le potager en permaculture …

Vous ne trouverez pas de lieu pour votre weekend plus respectueux de la nature !

http://ladamedulac.co/

Tondre ou faucher ?

En permaculture, il est bien évident qu’utiliser de l’énergie fossile est une idée à oublier. Cela signifie qu’il faut trouver d’autres solutions qui s’adaptent au mieux aux contraintes du jardinier … Et ma contrainte est : j’ai beaucoup d’herbe à couper.
Si, à terme, mon jardin se transforme en ode à la luxuriante nature, j’ai un loooong chemin à parcourir pour y arriver. En attendant il faudra bien que je coupe l’herbe pour ne pas me laisser déborder. Ainsi j’aurai besoin de me procurer une faux et apprendre à la manipuler. En effet ma tondeuse manuelle est, bien que magnifiquement bricolée par mes soins, hors de propos en ce qui concerne la hauteur de coupe : cette tondeuse ne convient pas à un sol chaotique sans une once de gazon véritable et doté de merveilleuses et hautes touffes de chiendent coriace.

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P4130006-2 Quel beau bricolage (le pire c’est que ça tient !) mais j’ai quand même réussi à me faire des ampoules la dernière fois que j’ai voulu l’utiliser.
La serpe est par contre un outil super efficace mais je ne suis obligée de me pencher ou de m’accroupir pour l’utiliser.
C’est son utilisation qui me fait pencher pour la faux pour ma prairie fleurie : je pourrai plus facilement éviter les zones à primevères par exemple, ou celles à trèfles. P4130012 primevP5070038Peut-être qu’un jour je serai aussi douée que le faucheur de cette vidéo :

L’eau

A la base les techniques développés par la permaculture font en sorte d’installer un écosystème qui, comme dans la nature, ne consomme pas plus d’eau que ce que le ciel veut bien offrir. Mais il faut être réaliste, mon potager aura quand même besoin d’un peu d’eau au plus chaud de l’été, d’autant plus que le paillage que j’ai installé n’est pas bien épais, tout simplement par manque de matière première.

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Avant…

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Après !

Il a fallu attendre un peu pour voir l’eau tomber mais en quelques jours le récupérateur s’est rempli. Nous avons pu utiliser cette eau de pluie pour installer notre nouvelle arbre : un mirabellier. Merci à notre bienfaiteur pour ce cadeau que nous avons baptisé « le petit Guillaume ».

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Les semis

Avant de me lancer dans le jardinage je ne savais pas concrètement la différence entre les plants et les semis, et quand j’ai regardé un calendrier lunaire pour la première fois, j’ai compris que planter et semer ce n’était pas la même chose. Je sais, c’est idiot.
Avant de commencer la butte de culture, j’ai semé quelques graines dans différents contenants en plastique. Histoire d’avoir de petits plants à planter sur la butte quand elle serait prête. Suite à une bonne grosse semaine de pluie et une semaine consacrée à mes nouvelles arrivantes, les poules, je n’ai pas pu terminer ma butte et quelques semis ont fait pas mal de racines, il était temps que je les installe en pleine terre. (D’ailleurs, je comprends maintenant pourquoi les godets, plus profonds que les récipients que j’ai utilisés, sont plébiscités par les jardiniers.)

J’ai donc décidé d’installer les premiers radis et les premiers navets, ainsi que les fèves, à côté des fraisiers, sur une sorte de butte (30 cm de haut environ) sur laquelle j’avais posé une bâche cet été : cette « technique de la bâche » est géniale, bien qu’elle se réalise sur une assez longue période, 6 mois au moins, (mais zéro énergie dépensée !), pour éliminer les herbes naturellement et facilement et obtenir une terre « légère ».

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Futures fleurs

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Champignons qui poussent à côté des semis. Est-ce bon signe ?

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Butte des fraisiers et premiers semis

Premier problème après avoir installé mes semis : une bestiole, que je soupçonne être un chat, devait avoir ses habitudes à cet endroit ou bien a adoré la terre ou le mulch d’herbes coupées que j’avais dispersé autour des fraisiers, et a déterré des fèves et un fraisier en grattant. J’ai donc disposé des bouts de tuile, des bâtons et des grilles pour rendre les lieux moins accueillants. Et je crois que ça a fait son effet, en tout cas jusqu’à présent.
J’ai utilisé de longues branches de pommier coupé cet hiver (à droite contre le mur) comme futur tuteur pour les fèves. On peut voir aussi le grillage à poules pour prévenir des lapins.