Violette violette

Voici le trésor que j’ai rapporté d’Ariège et de Toulouse : pétales de violette enrobés de sucre, sucre cristal à la violette, pépites à la violette, thé à la violette et, au centre, les pépites d’Ariège, bonbons à l’Hypocras de Foix, vin médiéval parfumé et épicé.

Merci aux jeunes mariés …

Mon prochain défi : fabriquer des cupcakes et des macarons à la violette !

Le marché Saint-Pierre

J’ai très souvent envie de m’éloigner de Paris, mais je regretterais deux choses : les japonais traditionnels et les quartiers spécialisés comme Barbès et ses magasins de tissus.

Entrer au marché Saint-Pierre m’a fait revivre un moment d’enfance, quand ma mère nous achetait du tissus pour les costumes de carnaval ou pour nous déguiser à la maison, jouer des heures et des heures à la princesse ou à fabriquer une cabane avec des tissus bariolés.

Cette fois j’y allais pour trouver des tissus pour faire des furoshiki (emballage en tissu).

Si je n’avais pas été pressée, j’y serais bien restée, indécise tant le choix est grand : rayures ou pois ? Lin ou coton ? Rigide ou souple ? Fin ou épais ? Motifs cerises ou fleurs ?

Mon rêve ?

Posséder une épicerie à domicile.

Jouxtant la cuisine, tel un cellier XXL, je disposerais des rayons suivants :

– Farines (de la simple farine blanche à la farine de pois chiche en passant par la farine de châtaigne ou encore celle de sorgho)
– Épices : piments, sauces, poudres, graines, …
– Conserves : lait de coco, lait concentré, tomates pelées, …
– Graines, fruits secs et fruits séchés : raisins, abricots, noix, noisettes, flocons d’avoines, graines de courge, pois cassés …
– Décorations, fruits confits, bonbons

Mon épicerie serait constituée en bois, comme chez La cure gourmande ! On aurait l’impression d’être chez G.Detout*.

Et je pourrais faire tous les gâteaux à tous les goûts possibles et imaginables …

Comme … chez La Cure Gourmande ! Pardi !

Évidemment ce premier rêve n’est qu’un début : vous vous doutez de la suite. Produire, chaque jour, du rêve en biscuits et gâteaux, comme … etc. !

*Épicerie spécialisée en pâtisserie située dans 2ème arrondissement parisien. Il faudra que j’en parle dans un prochain article : ça vaut le coup !

Dossier n°3 : la gastronomie du bonheur

Il y a des mets qui ont un petit goût de "reviens-y", un goût de nostalgie, ou encore un goût de bonheur. Quand vous savourez ces derniers, vous oubliez vos soucis et êtes bien forcés de profiter du moment présent.
Que le monde vous semble petit, contenu tout entier et l’espace d’un instant, dans cette tranche de pain perdu !

Le monde contenu dans une assiette
Si les objets ont chacun leur histoire (cf. Dossier n°2), les plats et confections culinaires en tout genre, sont des microcosmes. Ces "petits mondes" sont le résultat de la création, ou, pour blasphémer devrais-je dire la Création, d’un être invisible (caché dans sa cuisine), omnipotent et omniscient.
Tourner, pétrir, enfourner, écraser, mélanger : si Dieu a arraché la côte d’Adam, comme s’il s’agissait d’un cochon bien succulent, pour créer Eve, comment ne pas imaginer qu’il ait au préalable mixé, malaxé, aplati, remué, enrobé (…) pour créer le paradis sur Terre ?

Reprendre le temps
Cuisiner prend du temps. Alors dévorer en deux temps trois mouvements le résultat de cet acte quasi religieux, ça ! c’est du blasphème !
Si aujourd’hui la mode est à la présentation haute-couture des mets, ce qui compte réellement ce ne sont pas ces chichis mais l’amour et le plaisir que l’on convoque pendant la création.
Au moment du repas, le "présent" n’existe pas vraiment. A la place, il y a cet équilibre entre la recherche du passé dans les saveurs expérimentées et la recherche des saveurs qui ne vous quitteront plus dans le futur : un acte phénoménologique à la Merleau-Ponty par excellence. L’équilibre parfait du temps, voilà la première condition du bonheur.

Les conseils gastronomiques de la rédaction
Voici une liste complètement subjective et suggestive (mais des goûts et des couleurs … On ne discute point !) de choses à manger absolument au moins trois fois dans l’année !

  • Bonne baguette de tradition (aérée et croustillante) dans laquelle vous insérez une barre de tablette de chocolat à 50% de cacao : petit goût de colonie de vacances.
  • Bol de banania chaud et ses tranches de fouace de Campagnac longuement trempée dedans : http://www.fouace-campagnac.com/ l’équivalent de la madeleine de Proust (on a tous sa madeleine de Proust).
  • Soupe d’alphabet
  • (liste évolutive)

Nostalgie citadine

Même la neige ne réussit pas à atténuer la lassitude que j’éprouve vis-à-vis de mon environnement direct : la ville, partout. En haut (satanées tours), en bas (herbes folles où êtes-vous ?), à droite, à gauche. Comme chaque année, après une période d’environ 4 à 5 mois suivants la semaine bienheureuse de vacances à la campagne ou à la mer, je suis prise par cette nostalgie indicible. Me souvenir du goût de l’air, des paysages aux couleurs douces, des activités insouciantes, me tord le cœur, et me fait monter les larmes aux yeux. 

Après ce moment de régression/dépression, je reviens à la réalité, froide et rationnelle. Qui s’enterre à la campagne ? Qu’y a-t-il à faire au quotidien ? Etc. Mais cela ne me convainc pas complètement et je ne cesse de rêver à une petite maison pas très loin d’une prairie, connectée à Internet. Au programme : balades, écriture, balades, cueillettes, balades, …
Cela m’enjoint donc à décider des prochains sujets que j’écrirai sur le blog, car jusqu’à présent, rien ne se dessinait vraiment.

  • L’Aveyron : qui ne l’a pas vu n’est pas vraiment en vie.
  • Le style cosy amélioré : un bout de campagne anglaise pour sentir l’air pur chez soi (ou : mon idéal déco).
  • La gastronomie qui apporte le bonheur, selon moi bien sûr.
  • La Belle Epoque et ses incroyables maisons en bord de mer : Cabourg, Dinard. Du chic, du snobe, y a que ça de vrai.