Connaissez-vous la farine de…

… Noisettes ?!

Moi non, jusqu’à ce que, lors d’un détour en Charentes, je découvre cette poudre miracle, extrêmement riche en goût.

Obtenue après l’extraction de l’huile contenue dans les noisettes, la farine est le résultat du « tourteau » restant, d’ailleurs ce n’est pas vraiment de la farine, mais le terme fait mieux que « tourteau » d’après la productrice.

Et en pratique, ça donne quoi ? Je me suis fiée aux indications données par cette dame en commençant par un quatre-quart noisettes (qu’elles nous a servi au petit-déjeuner et dont je suis tombée amoureuse, alors que les gâteaux à la poudre de noisette ne sont pas trop mon truc d’habitude). Mais on peut aussi faire infuser du lait avec pour faire une sauce béchamel ensuite, en mettre dans le crumble, et sûrement faire crêpes, gaufres et pancakes…

J’en profite pour noter la recette du quatre-quart, car figurez-vous que je n’en avais jamais fait !

2 œufs
100g de cassonade
100g de beurre
80g de farine
25g de farine de noisettes
Extrait de vanille

– Séparer les blancs de jaunes.
– Fouettez les jaunes avec la cassonade
– Ajouter le beurre fondu, mélanger bien.
– Ajouter les deux farines et l’extrait de vanille.
– Monter les blancs en neige et incorporer le premier mélange doucement.

Enfourner dans un moule à cake pendant 15 minutes à 200°C, puis pendant 20 minutes à 180°C.

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J’ai trouvé cette farine de noisette au Domaine des Tonneaux au sud de Cognac, chambre et table d’hôtes très très agréables mais aussi et surtout producteur de cognac, de pineau et de noix. Tout ce que l’on y sert ou presque provient du domaine, les légumes sont du potager, l’oie vient de l’élevage du cousin situé à 3 km, les cerises en crumble, les noisettes et les noix (salées et épicées pour l’apéritif) viennent du domaine etc. Cela fait plaisir à voir et à goûter bien sûr !

 

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Vue de la chambre

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Puit dans la cour

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Ancienne aile des maîtres (où se situe l’une des chambres d’hôtes), en pierre de taille

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Aile du chai de vieillissement, en moellons

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Aile du chai de vieillissement, à l’étage : deux autres chambres d’hôtes

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La cour, avec le pigeonnier au fond et les anciens lieux d’aisance à droite

Domaine des Tonneaux
14 rue des tonneaux

17520 Jarnac-Champagne
http://www.domainedestonneaux.com/

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Les jardins d’Albert Kahn

Weekend d’inspiration avec la visite du musée et des jardins Albert Kahn à Boulogne. Ce grand parc qui jouxte le musée où nous avons pu voir une exposition sur les expéditions en Mongolies financées par Albert Kahn, banquier du début du XXème siècle, comprend plusieurs jardins de différentes origines. Ici le jardin japonais. Et sa rivière de galets : qui fera très chic dans mon futur jardin !

2. Barcelone ou Trois journées bien remplies

Samedi matin nous partons d’Ax-les-thermes à 9h pour rejoindre Barcelone après un détour par le Pas-de-la-Case, en Andorre, pour y acheter alcools et cigarettes bonbons et chocolats à distribuer à nos futurs et généreux hébergeurs !

Barcelone me fait penser à Paris : des touristes partout, des files d’attente interminables. Après le désert que peut représenter l’Ariège en comparaison, j’ai été contente de rejoindre l’Aveyron en fin de parcours.

 

A certaines heures de la journée, le marché qui jouxte la Rambla bondée offre un havre de paix et une mosaïque de couleurs fruitées.

Et il faut prendre un peu de hauteur pour profiter, et si possible se boucher les oreilles tellement de monde il y a !

La côte caraïbe

Au Nord du pays : les Caraïbes.

Une toute autre ambiance que dans le reste du pays. Des noirs, les garifunas, se mêlent plus ou moins aux amérindiens et semblent instiguer une culture moins rigoriste et moins stressée.
Les paysages de plages de sable clair, d’eau turquoise et de cocotiers, ainsi que la chaleur tropicale, renforcent cette impression que le temps passe plus lentement, que les heures passent, mais loin d’ici. En somme j’ai eu l’impression d’être déconnectée de ma réalité sans pour autant échapper à celle des autochtones.

La population est en effet très pauvre. Une poignée de touristes et beaucoup de familles viennent profiter de la plage à Tela, ville balnéaire. Mais La Ceiba est beaucoup moins attractive et ses plages non entretenues.

Avec Gaëlle, mon amie qui travaille dans le sud du pays, j’ai pu tout autant faire des activités touristiques par excellence que rencontrer des habitants de Tela ou de La Ceiba.

Ainsi, depuis La Ceiba tout d’abord, nous avons fait du rafting dans le Parc National Pico Bonito et dormi dans un Lodge en bois au bord de la rivière.

Jungle River Lodge, Parc National Pico Bonito

Nous avons visité les îles Caios Cochinos à partir de Sambo Creek, village garifuna, histoire de s’immerger complètement dans l’univers des cocotiers et la mer pleine de coraux et de poissons de toutes formes et de toutes couleurs.

Une île de Caios Cochinos

Nous avons achevé cette visite par un crochet non loin de Sambo Creek dans les terres volcaniques, pour goûter au double effet kiss cool d’un bain d’eaux thermales : une source d’eau jaillissant en geysers à 200°C rejoint une source d’eau fraîche. Ce point de rencontre aménagé offre au touriste curieux (il faut être très curieux pour trouver cet endroit) un bain où se mêlent en surface l’eau quasi brulante et en profondeur l’eau fraîche. Etrange sensation !

Aguas termales, geyser volcanique !

Dans un second temps, nous avons goûté les plaisirs de la plage à Tela, les soirées en musique, et cette fois-ci, au large, nous avons rejoint Punta Sal, dans la réserve Jeanette Kawas, pour y voir les Caraïbes version pirates et corsaires.

Une multitude de paysages, difficile à résumer en quelques lignes !

A 8 000 kilomètres d’ici

Pour les voyageurs au long cours, cet article n’aura aucun intérêt. Il n’est que l’expression de la découverte d’un pays lointain, d’une culture éloignée.

Je n’avais jamais visité de pays situé en dehors de l’Europe, à l’exception de la Tunisie. Les infos, les docus, les films, étaient mes seuls miroirs de l’étranger, avec toutes leurs déformations.

En plus d’avoir découvert des lieux, des peuples, des cultures, j’ai découvert les attraits et les déceptions du voyageur. En effet,  qu’il est étrange de se retrouver dans la peau du voyeur, de l’observateur : l’inactif touriste. Quel entre-deux ! Vivre avec eux, à un même rythme, mais à côté, bien à part. Et qu’il est doux de goûter à une latitude si différente, à des loisirs, à un style de vie et à une cuisine inhabituels.

Théoriquement, je « savais » l’étranger (j’ai vu et entendu). Expérimentalement j’ai touché du doigt sans pour autant le comprendre, l’ingérer ou le digérer (je n’ai pas fait beaucoup plus que voir et entendre finalement).

Place de Valle de Los Angeles, près de Tegucigalpa la capitale. Les gens semblent majoritaires à vivoter avec un emploi de vendeur, de chauffeur, de cuisinière ...


Outre le fait que le Honduras est pauvre, sa population est, comment dire pour être le plus juste possible … ? hondurienne ! Américanisée par l’alimentaire, profondément religieuse, traditionnelle, machiste, sédentaire et fière, elle ignore, reluque et se détache en même temps ! Aussi, rien ne la touche, jamais elle ne se remet en question, qu’il s’agisse d’un travail, d’un mode d’organisation ou même d’un goût. Je sais mon jugement partial et partiel, mais il est le résultat d’un profond sentiment.

Ce qui me fait dire ça ? La serveuse nonchalante et anti-active d’un bar à Tela, le chauffeur d’un car qui n’arrête jamais son moteur, le père de famille qui regarde avec envie sa voisine de 15 ans tandis que le prêcheur récite sa bible, ou encore tous, qui ne connaissent que peu l’utilité de la poubelle (oui, je suis un peu traumatisée par la playa sous les cocotiers, pleine de papiers …).

Baleada et son bolso de agua (oui, un sachet d'eau, non une bouteille !)

Un petit clin d’œil sur les baleadas, notre en-cas favori : une galette fourrée de frijoles (purée de haricots rouges) et garnie, au choix, d’œufs, de poulet, de viande, d’avocat, de saucisse ou encore de fromage.

... Quand d'autres possèdent de grosses voitures japonaises. Rue principale de Tela, sur la côte caraïbe.